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"mandala" est un terme sanskrit qui signifie "cercle sacré"
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Si pour Blanche Paquette le mandala est un "motif circulaire irradiant d’une source ou d’un centre, dans lequel on ne perçoit ni début ni fin", Susanne F. Fincher remarque quant à elle que "le mandala indien est un microcosme de la réalité idéale avec laquelle les adeptes de certaines religions orientales s’efforcent d’entrer en contact."(1). En s’intéressant de plus près au fascinant concept du mandala, on se rend vite compte qu’il y a derrière cette ronde figure une riche histoire. En effet, la forme circulaire est présente dès la naissance des plus vieilles civilisations du monde, au point où il est convenu de considérer le cercle comme un archétype, c’est-à-dire un symbole universel commun à tous les humains, appartenant pour ainsi dire à l’inconscient collectif. Le psychiatre suisse Carl Gustav Jung a grandement contribué à faire connaître l’idée et l’intérêt du mandala en Occident, en l’introduisant dans sa pratique avec ses patients. Mais c’est d’abord dans sa vie intime que Jung se familiarise avec le mandala. À un moment assez difficile de sa vie, il s’est mis à dessiner des figures rondes dans son carnet, librement, sans trop y réfléchir. Remarquant la persistance du rond dans ses gribouillis, il se renseigna et apprit que ces cercles pouvaient s’apparenter à des mandalas. Susanne F. Fincher cite d’ailleurs souvent Jung, dans son ouvrage La voie du mandala : «Pour Jung, le motif fondamental du mandala révèle ''…la prémonition d’un centre de la personnalité, sorte de point focal dans la psyché auquel tout se rattache, par lequel tout s’organise et qui est lui-même source d’énergie. Cette énergie centrale se manifeste par une compulsion, une impulsion quasi irrésistible de devenir ce que l’on est, de même que chaque organisme est poussé à prendre la forme caractéristique de son espèce, quelles que soient les circonstances. Ce centre n’est pas ressenti ou considéré comme l’ego mais, si l’on peut dire, comme le soi.''».
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(1) Susanne F. Fincher, La voie du mandala, Éditions Dangles, 1993, 254 pages, p. 37.